Vous avez été contrôlé positif à l'alcool Avocat en droit routier — alcoolémie, refus de se soumettre et récidive
Un taux n'est pas un fait : c'est une mesure, prise par un appareil réglementé, selon un protocole écrit, à la suite d'un contrôle qui devait lui-même être légalement fondé. Chacun de ces maillons se vérifie, et un seul qui cède fait tomber la poursuite. Envoyez-nous le procès-verbal et l'avis de rétention : nous vous dirons ce que vaut réellement votre dossier.
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Domaine d'intervention
Contrôle positif à l'éthylomètre
Prise de sang contestée
Refus de se soumettre
Récidive dans les cinq ans
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Un seuil, deux infractions
Contravention ou délit : tout se joue à 0,8 g/l
Le même contrôle, le même appareil, la même nuit — et deux affaires qui n'ont rien à voir. En dessous du seuil délictuel, c'est une contravention et une amende. Au-dessus, c'est un délit, un tribunal correctionnel et une inscription au casier judiciaire.
Alcoolémie contraventionnelle
De 0,5 à 0,79 g/l de sang — soit 0,25 à 0,39 mg/l d'air expiré. Une contravention de quatrième classe.
- Qui juge
- L'officier du ministère public, puis le tribunal de police en cas de contestation. Aucune inscription au casier judiciaire.
- Ce que vous encourez
- Une amende forfaitaire de 135 €, le retrait de six points, une suspension du permis pouvant aller jusqu'à trois ans et l'immobilisation du véhicule.
- Ce qui arrive d'abord
- La rétention du permis sur place, puis un arrêté préfectoral de suspension notifié dans les jours qui suivent — indépendant de la suite pénale.
- Comment se défendre
- Requête en exonération auprès de l'officier du ministère public dans les quarante-cinq jours, sans payer l'amende, et recours distinct contre l'arrêté préfectoral devant le tribunal administratif.
Alcoolémie délictuelle
À partir de 0,8 g/l de sang — soit 0,40 mg/l d'air expiré. Un délit, au même titre que le refus de se soumettre.
- Qui juge
- Le tribunal correctionnel, sur convocation, ordonnance pénale ou comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. La condamnation figure au casier judiciaire.
- Ce que vous encourez
- Jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 4 500 € d'amende, le retrait de six points, la suspension ou l'annulation du permis jusqu'à trois ans, la confiscation du véhicule et un stage de sensibilisation.
- Ce qui arrive d'abord
- Le plus souvent une garde à vue, la rétention du titre, puis l'arrêté préfectoral de suspension — pouvant atteindre un an lorsque les faits relèvent de l'alcoolémie.
- Comment se défendre
- Nullités de la procédure soulevées avant toute défense au fond, discussion de la mesure elle-même, et plaidoirie sur la peine — appel du jugement dans les dix jours, opposition en cas d'ordonnance pénale.
Dans les deux cas, deux procédures avancent en parallèle sans jamais se rencontrer : la suspension prononcée par le préfet s'exécute immédiatement et se conteste devant le tribunal administratif, tandis que le juge pénal statue des mois plus tard sur l'infraction. Gagner l'une ne fait pas tomber l'autre — mais la durée déjà exécutée s'impute sur la suspension que le tribunal prononce ensuite pour les mêmes faits.
Le déroulé
Ce qui se passe, et dans quel ordre
Cinq étapes, dont deux se jouent au bord de la route en quelques minutes. Ce sont celles-là que nous relisons en premier, parce que c'est là que les nullités se trouvent — et parce que personne ne les note sur le moment.
Le dépistage et la vérification ne sont pas la même opération : le premier dit qu'il y a de l'alcool, la seconde dit combien. Seule la seconde peut fonder une poursuite, et c'est elle qui obéit aux règles les plus strictes.
Étape 1 — Le dépistage
Un éthylotest signale la présence d'alcool sans en mesurer le taux. Il ne peut être imposé systématiquement que sur réquisitions du procureur de la République : hors de ce cadre, il suppose un accident, une infraction ou une raison plausible de soupçonner un état alcoolique. Refuser le dépistage est un délit distinct, puni comme l'alcoolémie délictuelle.
Étape 2 — La vérification du taux
Par éthylomètre ou par prise de sang. L'appareil doit être homologué, vérifié dans l'année et accompagné de son carnet métrologique ; un délai d'attente est prévu avant le souffle ; un second souffle doit vous être proposé et figurer au procès-verbal. Après une prise de sang, vous pouvez demander une contre-expertise dans les cinq jours de la notification du résultat.
Étape 3 — La rétention et l'arrêté préfectoral
Les forces de l'ordre conservent votre permis et vous remettent un avis de rétention. Le préfet notifie ensuite un arrêté de suspension, qui peut atteindre un an pour des faits d'alcoolémie. Cet arrêté est une décision administrative : il se conteste devant le tribunal administratif dans les deux mois, un référé-suspension pouvant y être joint.
Étape 4 — La convocation
Convocation par officier de police judiciaire, ordonnance pénale, comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité ou citation directe : la voie choisie par le parquet change tout, à commencer par le temps dont la défense dispose et par ce qui reste négociable. C'est le moment de demander la copie intégrale du dossier.
Étape 5 — L'audience et l'après
Les nullités se soulèvent avant toute défense au fond, sous peine d'être irrecevables. Le tribunal statue sur l'infraction et sur la peine — amende, suspension, annulation, éthylotest antidémarrage, stage. L'appel se forme dans les dix jours ; la récupération du titre suppose ensuite une visite médicale devant un médecin agréé.
Nos moyens de défense
Ce qui est réellement contestable dans votre dossier
Un taux n'est opposable que si la mesure qui l'a produit est régulière. Voici ce que nous cherchons dans le procès-verbal, le carnet de l'appareil et les procès-verbaux de garde à vue.
Le contrôle n'avait pas de base légale
Un dépistage imposé sans accident, sans infraction préalable et sans réquisitions du procureur en cours de validité est irrégulier. Les réquisitions doivent viser les lieux et la plage horaire du contrôle : nous les demandons systématiquement au dossier.
L'éthylomètre n'était pas en règle
L'appareil doit être homologué et vérifié dans l'année. Le carnet métrologique doit établir la date de la dernière vérification et les réparations subies. Un appareil hors délai ne mesure plus rien d'opposable.
Le protocole n'a pas été respecté
Délai d'attente avant le souffle, second souffle proposé et mentionné au procès-verbal, mesure effectuée par un agent habilité : ces exigences ne sont pas des formalités, et leur absence prive le résultat de sa valeur probante.
La marge d'erreur n'a pas été déduite
Tout appareil de mesure a une tolérance réglementaire, qui doit jouer en votre faveur : une valeur fixe en deçà d'un certain seuil, un pourcentage au-delà. Sur un taux proche de 0,25 ou de 0,40 mg/l, elle fait basculer la qualification — de l'infraction à rien, ou du délit à la contravention.
La prise de sang est irrégulière
Prélèvement par un médecin, scellés, délais d'acheminement, laboratoire, conservation des échantillons : la chaîne doit être traçable de bout en bout. Le droit de demander une contre-expertise dans les cinq jours doit vous avoir été notifié — et un échantillon détruit avant vous prive de l'exercer.
Vos droits n'ont pas été notifiés
Placement en garde à vue, notification des droits, droit à l'avocat et à un examen médical, heures portées au procès-verbal : une notification tardive ou incomplète est une nullité, et elle emporte les actes qui en découlent.
Les voies ouvertes
Deux procédures, des délais qui ne s'alignent pas
La voie administrative et la voie pénale courent en parallèle, avec leurs délais propres. Perdre l'une des deux par inadvertance est le scénario le plus fréquent — et le référé est le seul recours qui rende le droit de conduire avant un jugement.
Recours contre l'arrêté préfectoral
Le tribunal administratif
La requête en annulation de l'arrêté de suspension, précédée si besoin d'un recours gracieux auprès du préfet qui conserve le délai. Elle vise la mesure administrative seule — motivation de l'acte, compétence du signataire, régularité de la rétention — et non l'infraction.
Référé-suspension
Le juge des référés
Joint à la requête, il fait cesser les effets de l'arrêté en quelques semaines lorsque deux conditions sont réunies : l'urgence — un emploi qui dépend du permis, documenté par le contrat, les bulletins de paie et une attestation — et un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Requête en exonération
L'officier du ministère public
La voie propre aux taux contraventionnels : elle conteste l'infraction elle-même, sans payer l'amende. Tant qu'elle est pendante, l'infraction n'est pas définitive et les six points ne peuvent pas être retirés.
Nullités de procédure
Le tribunal correctionnel
Base légale du contrôle, état de l'appareil, protocole de mesure, régularité de la garde à vue : ces moyens doivent être soulevés in limine litis, avant toute discussion sur les faits. Soulevés après, ils sont irrecevables — quelle que soit leur valeur.
Appel ou opposition
La cour d'appel, ou le tribunal qui a statué
Dix jours pour faire appel d'un jugement, quarante-cinq pour former opposition à une ordonnance pénale — laquelle est rendue sans audience et sans que vous ayez été entendu. L'opposition ouvre un débat contradictoire complet : c'est souvent la seule occasion de faire examiner les nullités.
Les délais indiqués courent à compter de la notification de la décision, et non de la date des faits ni de celle du contrôle. C'est la première chose que nous vérifions dans votre dossier : une notification irrégulière rend le délai inopposable et rouvre un recours que l'on croyait perdu.
Ce qu'une alcoolémie change
Les conséquences au-delà de l'audience
Une alcoolémie ne se solde pas par une amende. Ces points sont ceux qui reviennent le plus souvent au téléphone, et plusieurs se préparent avant l'audience plutôt qu'après.
La récidive change de dimension
Une nouvelle alcoolémie délictuelle dans les cinq ans double les peines encourues, entraîne l'annulation du permis de plein droit avec interdiction de le repasser pendant trois ans au plus, et rend la confiscation du véhicule obligatoire sauf décision spécialement motivée.
Le casier judiciaire
Une condamnation pour délit y est inscrite, et certains emplois ou concours en demandent l'extrait. Une dispense d'inscription, un ajournement ou une peine choisie pour ses effets sur le bulletin se plaident à l'audience — pas après.
Le véhicule peut ne pas revenir
Immobilisation sur place, mise en fourrière, confiscation prononcée par le tribunal : la voiture suit son propre sort, y compris lorsqu'elle est financée à crédit ou utilisée par un tiers de la famille.
L'assurance résilie ou majore
Une suspension pour alcoolémie autorise l'assureur à majorer fortement la prime ou à résilier le contrat, et la déclaration est à votre charge. En cas de sinistre survenu sous l'empire d'un état alcoolique, la garantie du conducteur peut être écartée.
L'emploi et les permis professionnels
Lorsque la conduite conditionne le poste, la mesure peut fonder une sanction disciplinaire voire un licenciement. Les permis poids lourd et les cartes professionnelles obéissent en outre à leurs propres conditions d'aptitude.
Le titre ne revient pas de lui-même
Visite médicale devant un médecin agréé, tests psychotechniques au-delà d'une certaine durée, parfois éthylotest antidémarrage imposé : les démarches se lancent pendant la mesure, sans quoi vous restez sans permis après son terme.
Questions fréquentes
Vos questions sur l'alcool au volant
Les questions que l'on nous pose le plus souvent dans les heures qui suivent un contrôle, avec des réponses complètes plutôt qu'une invitation à rappeler.

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À partir de quel taux est-ce un délit ?
L'éthylomètre a-t-il une marge d'erreur, et joue-t-elle en ma faveur ?
Puis-je refuser de souffler ?
Que risque-t-on pour une première alcoolémie délictuelle ?
Ai-je droit à une prise de sang ou à une contre-expertise ?
Vais-je perdre mon permis immédiatement ?
Que se passe-t-il en cas de récidive dans les cinq ans ?
Faut-il un avocat pour une audience alcool au volant ?
Ces réponses sont générales et ne constituent pas une consultation juridique. Les durées et les délais cités sont ceux prévus par la loi : seul l'examen de vos pièces permet de déterminer ce qui est contestable dans votre dossier et ce qui s'y applique. Demander une analyse.
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Un taux se vérifie, il ne se subit pas
Procès-verbal, avis de rétention, arrêté préfectoral, convocation : envoyez-nous ce que vous avez reçu. Nous vérifions la base légale du contrôle, l'état de l'appareil et les délais qui courent — avant que vous n'engagiez quoi que ce soit.
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